Sujets immunodéprimés

  • La notion d'immunodépression recouvre des situations très diverses :
    • Déficits immunitaires congénitaux
    • Déficits immunitaires acquis

- Infection VIH
- Traitement immunosuppresseurs, y compris les anti-TNF
- Hémopathie : myélome, LLC, maladie de Hodgkin…

  • La  vaccination chez les sujets immunodéprimés présente deux risques :

- Infection par la souche vaccinale : pour des vaccins vivants atténués uniquement
- Baisse d'efficacité voire inefficacité

Vaccins inactivés :

  • La vaccination par un vaccin inactivé présente un seul risque : l’inefficacité
  • En pratique:

- Surveillance des taux d’anticorps ?
- Ajouter des injections ?

Vaccins vivants :

  • Lors de traitements immunosuppresseurs, chimiothérapie, radiothérapie, il existe une contre-indication formelle. Il convient de respecter un délai d'au moins 2 semaines (4 si possible) entre l'administration du vaccin et le traitement immunosuppresseur et d'au moins 3 mois après l’arrêt du traitement immunosuppresseur.
  • En cas de corticothérapie :

- En cas traitement par voie locale : aérosol, dermocorticoïdes, infiltration …) : pas de modification du programme vaccinal
- Des cures courtes (durée inférieure à 5 jours) et pour une dose inférieure ou égale à 2 mg/kg, il n'y a pas de modification du programme vaccinal
- Pour une dose  supérieure ou égale à 2mg/kg pendant plus de 2 semaines : il y a contre-indication à la vaccination par des vaccins vivants atténués jusqu'à 3 mois après l'arrêt des corticoïdes.

Infection par le VIH :

Enfant infecté par le VIH :

  • Le BCG est contre-indiqué
  • Le vaccin trivalent rougeole-oreillons-rubéole est possible sauf s'il existe un déficit immunitaire sévère
  • Calendrier vaccinal normal pour les autres vaccins

Adulte infecté par le VIH :

  • Voir ci-dessous le rapport 2006 sur la prise en charge médicale des personnes infectées par le VIH :